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Le modèle IMC de Simon Herbert : Le processus de décision

Simon Herbert est un célèbre économiste américain à l’origine de plusieurs travaux de management liés à la prise de décision, dont l’étude du modèle IMC. Pour Simon, décider, c’est bien plus que choisir, un individu ne choisit pas la meilleure solution, mais celle qui est plus satisfaisant selon le degré d’information, de la motivation et de la capacité d’action.

Les entreprises ne peuvent fonctionner sans prise de décisions, ce n’est pas un simple calcul. Les managers sont constamment en train de faire de décider des choses pour le bien de l’entreprise en comparant plusieurs possibilités. Dans cet article, on vous explique le modèle IMC et ses 4 étapes, ainsi que les différents types de décisions.

Qu’est-ce que le modèle IMC ?

Le modèle IMC ou de rationalité limitée a été initié en 1955 par Herbert Simon. Cette modélisation du processus de décision s’inscrit dans une logique de “deciding-organization” qui repose sur le rôle primordial que joue les organisations dans le processus de décision.

De nombreux économistes ont travaillé sur le processus de décision. Pour eux, le décideur possède toutes les informations nécessaires pour prendre une décision rationnelle. Simon est revenu sur ce processus et selon lui, la décision des individus est prise après une phase de réflexion, de modélisation et par un choix. De nombreux facteurs personnels de l’organisation varient et en fonction de son environnement, la décision de ne sera pas optimale.

La rationalité du décideur est limitée en fonction de plusieurs facteurs, il peut être confronté à des problèmes de temps, de budget, mais aussi à :

  • La complexité de son environnement ;
  • Les connaissances et les capacités du décideur ;
  • La personnalité du décideur ;
  • Les informations de la base de données non-complètent.

Selon Simon, le décideur pour résoudre son problème, il va envisager les solutions les unes après les autres et va choisir la solution la plus satisfaisante pour tout le monde, mais pas la solution parfaite. Il est difficile de réaliser un calcul pour choisir la meilleure solution.

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Quels sont les différents types de décision ? 

Avant d’approfondir le modèle IMC, il est important de connaître les différents types de décisions d’une entreprise.

Décisions stratégiques

On va retrouver les décisions stratégiques qui engagent les entreprises à long terme. Ces décisions occasionnelles sont prises par le plus haut niveau hiérarchique de l’entreprise comme la Direction Générale, par exemple. Les décisions stratégiques sont très importantes, car elles peuvent engager la survie de l’entreprise et sont difficilement irréversibles en cas d’échec.

Décisions tactiques

Ensuite, nous avons les décisions tactiques prises à moyen terme par les managers. Ces décisions peu fréquentes sont toutes aussi importantes et comportent des risques moyens, elles n’engageront pas la survie de l’entreprise. Elles correspondent à des décisions de gestion. En général, elles sont le prolongement des décisions stratégiques et commandent les décisions opérationnelles.

Décisions opérationnelles

Enfin, il y a les décisions opérationnelles qui engagent l’entreprise sur le court terme. Ces décisions sont relatives à la gestion courante de l’entreprise, elles sont prises par les managers et les employés. Ce sont des décisions comportant très peu de risques et sont très fréquentes. Elles consistent à assurer le fonctionnement régulier et efficace de l’organisation.

Tout type de décisions affecte l’entreprise à long ou court terme et selon son degré de risque. Les décisions les plus faciles à prendre sont celles dont les facteurs de décisions sont les moins nombreux.

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Les 4 phases du modèle IMC 

L’étude du processus de décision peut être facilitée grâce à la modélisation de la rationalité limitée de Simon qui est composée de 4 étapes importantes.

1.     L’intelligence

En premier lieu, on retrouve l’intelligence, le décideur va mener et analyser un problème dans son environnement grâce aux recueils des informations internes et externes. Cette étape va pousser le décideur à délimiter et définir ses critères de recherche d’informations.

2.     La modélisation

Le décideur sera face à plusieurs options ou stratégies après l’étape de l’intelligence. Chaque solution fera l’objet d’une évaluation et sera retenue en fonction de ses critères de risque et d’opportunité que la solution peut amener.

3.     Le choix

La phase de choix consiste à choisir la meilleure solution, mais aussi à renoncer aux autres. Ce choix n’est pas optimal, car le décideur ne peut pas avoir toutes les informations pour prendre la meilleure décision. On met en œuvre la solution choisie.

4.     Le contrôle

En complément de ces trois phases, on a ajouté une dernière phase : le contrôle. Cette étape permet le pilotage de l’entreprise. En effet, on ne peut pas s’arrêter au choix de la solution ou stratégie, mais poursuivre avec une phase de contrôle et de correction.

C’est assez complexe de réaliser une évaluation selon le type de décision pris par l’entreprise (opérationnelle ou stratégique). Le contrôle de la solution mise en œuvre permet de s’assurer de son efficacité et de rectifier au cas où elle ne répondrait pas aux attentes. Dans ce cas, on réalise des actions correctives ou on change de solution.

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